Les objets ont une vie : présentation du journal CiRcA
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Les objets arrivent rarement avec leurs histoires clairement attachées à leur poignée.
Parfois, une étiquette, une signature ou une marque de fabricant offre un début utile. Le plus souvent, tout ce que nous avons, ce sont la forme, le matériau, la construction et les petits signes d’une vie vécue avant que l’objet ne nous parvienne.
Chez CiRcA, nous nous sommes toujours intéressés à bien plus que la simple beauté d’un objet.
Nous voulons savoir pourquoi il a cette apparence, quand il a été fabriqué, quel type de maison il a pu habiter, et ce qui se passait dans le design lorsque quelqu’un a choisi cette forme, cette couleur ou ce matériau particulier.
Cette curiosité est le point de départ du Journal CiRcA.
Regarder de plus près
Une lampe n’est jamais seulement une lampe.
Elle peut nous parler d’une nouvelle technologie, de l’arrivée d’un matériau inconnu, d’une nouvelle façon d’éclairer la maison, ou d’une époque convaincue que l’avenir serait lumineux, arrondi et de préférence en plastique.
Un porte-revues rappelle les années où chaque salon nécessitait un endroit pour ranger les journaux et les périodiques. Un miroir soleil peut nous faire traverser des siècles de symbolisme, de décoration et d’idées changeantes de glamour. Même un porte-parapluies peut devenir un objet de design sérieux — une promotion considérable pour quelque chose habituellement laissé près de la porte.
Nous n’avons pas l’intention de transformer chaque objet ménager en une épopée nationale. Nous croyons simplement que regarder de plus près en vaut la peine.
Design, Culture et Vie Quotidienne
Le Journal explorera les objets, les designers, les fabricants et les mouvements artistiques, mais aussi la culture qui les entourait.
Le design n’apparaît pas de manière isolée. Il est façonné par les films que les gens regardaient, la musique qu’ils écoutaient, les livres qu’ils lisaient, les technologies auxquelles ils faisaient confiance et les façons dont ils travaillaient, voyageaient, se divertissaient et imaginaient l’avenir.
Nous passerons de l’Art Nouveau et de l’Art Déco au Modernisme du milieu du siècle, au Pop Art, à l’ère spatiale, au Design Radical et au Postmodernisme. Nous nous pencherons également sur les cuisines des années 1970, les vieilles publicités, les intérieurs cinématographiques, les poupées de famille, les emballages quotidiens et les objets anonymes qui ne sont jamais devenus célèbres, mais qui étaient très bien considérés tout de même.
Il y aura des designers célèbres, des fabricants oubliés, des plastiques ambitieux, des céramiques improbables et des attributions occasionnelles qui semblent avoir été composées lors d’un déjeuner particulièrement optimiste.
Pas de biographies inventées
Tout ce qui est vieux n’est pas une antiquité.
Tout ce qui est décrit comme vintage ne mérite pas cette courtoisie.
Et tout ce qui est nouveau n’est pas sans intérêt.
Une reproduction peut être magnifique. Un objet rétro peut être conçu avec soin. Une production ultérieure d’un design historique peut être complètement authentique. Une antiquité peut être médiocre, mal restaurée ou simplement avoir eu la chance de survivre un siècle sans acquérir une importance exceptionnelle.
Les objets peuvent avoir de l’importance pour différentes raisons.
L’important est de comprendre ce qui se trouve devant nous et de le décrire honnêtement, sans lui attribuer un âge, un créateur ou une histoire qu’il n’a jamais possédés.
La vérité peut être moins dramatique que le texte de vente. Elle est généralement plus intéressante.
Vivre avec le passé, pas dans le passé
Le Journal CiRcA n’est pas une invitation à transformer la maison en musée, ni à reconstituer un salon complet de 1968.
Nous nous intéressons à la manière dont les objets ayant une histoire peuvent vivre dans des intérieurs contemporains.
Une seule lampe, un miroir, une sculpture ou un porte-revues peut transformer une pièce sans que tout ce qui l’entoure appartienne à la même décennie. Les intérieurs les plus intéressants obéissent rarement à une seule période avec une discipline militaire.
Vivre avec le passé ne signifie pas le reproduire.
Cela signifie reconnaître ce qui vaut encore la peine d’être conservé.
Un journal, pas un catalogue déguisé
Les pièces de CiRcA apparaîtront naturellement ici, car beaucoup de ces histoires commencent avec les objets que nous trouvons, étudions et sélectionnons.
Mais Le Journal CiRcA ne sera pas un catalogue déguisé en contenu éditorial, ni une succession de tendances visant à nous persuader que tout ce que nous possédons déjà doit être remplacé immédiatement.
Les objets ayant une histoire méritent un peu plus de temps que cela.
Nous voulons les aborder avec curiosité, contexte et signification : comprendre d’où ils viennent, ce qui les rend intéressants et pourquoi certaines formes continuent de revenir des décennies plus tard.
Certains objets entrent discrètement dans une pièce.
D’autres la transforment complètement.
Tous deviennent plus intéressants lorsque nous comprenons d’où ils viennent.
C’est là que le Journal CiRcA commence.